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CPC 464 Plus - 6128 Plus [fr-en] (Amstradeus)

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La série des +

Plus de quoi ?

William Poel dit qu'Amstrad n'a jamais vraiment compris les raisons de son succès. En analysant la série des CPC+, j'en suis persuadé. Comment une marque qui a créé de telles merveilles comme le CPC 464, le CPC 6128, le PCW, le PC 1512 et 1640 a t-elle pu concevoir un produit comme celui ci ?


Seule des raisons purement marketing, voire purement économiques peuvent justifier cela...


Le 464+ (62.6 Ko)

La série des CPC + sort en 1990. Analysons le marché de la micro-informatique d'alors...


Les Atari ST et Commodore Amiga sont largement répandus sur le marché européen. Grâce à leurs capacités graphiques et sonores, chacun a trouvé son public... Les déclinaisons fleurissent (Amiga 500, 600, 1000 et 2000 pour Amiga ; 520, 1040, STf, STe, Mega ST... pour Atari). Amstrad reste présent avec sa très vieille série des CPC. Les autres ont tous (ou presque) disparu. Mais la micro familiale a changé. Les compatibles IBM PC ont fait leur entrée et ce en grande partie grâce à Amstrad. Le PC 1512 a été une véritable bombe et de nombreuses marques ont essayé d'imiter la marque de Brentwood. Les parents se rendent compte que le compatible PC est abordable et qu'il peut servir à toute la famille.

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Amstrad se trouve devant un dilemne. Doit-on oublier purement et simplement les millions d'acheteurs du CPC ? Et surtout, doit-on négliger le marché de la console de jeu en plein essor avec la Master System puis la Megadrive et la NES puis la SNES ? Sugar prend le parti de s'essayer à ce marché et de continuer l'aventure de la micro-familiale.


Le projet est confié à Roland Perry. Pas de doute, Roland sait faire. Pourtant, à la surprise générale, et à la demande d'Amstrad, et afin de respecter une totale compatibilité avec la gamme CPC, les CPC+ seront équipés d'un Z80A (8 bits). En pleine période de gloire des processeurs 16 bits, Amstrad sort un produit de conception plus qu'ancienne et techniquement dépassé avant même sa sortie.


Le 6128+ (67 Ko)

Pire. En 1990, Amstrad va sortir un ordinateur équipé d'un lecteur de cassette ! En plein boom et standardisation du monde PC, alors que Commodore et Atari se partagent la micro familiale avec des produits aboutis, Amstrad, le roi de la micro la décennie précédente sort deux produits dépassés, décalés et complètement en deça de la concurrence. A croire que Sugar était persuadé de pouvoir vendre des micros uniquement par le nom. L'échec fut cuisant !

Le flop

Forcément, le produit fut un vrai flop. Les prix des Amiga et Atari ST avaient baissé et ces produits étaient forcément plus intéressants que le bon vieux CPC+. Les modèles 16 bits offraient des possibilités auquelles les Amstrads ne pouvaient répondre. Et cette fois ci, le CP/M ne pouvait faire grand chose. De plus, le prix des compatibles PC avait tellement baissé (merci Amstrad) que de nombreuses personnes s'étaient tournées vers les PC...


Les CPC+ seront la dernière tentative d'Amstrad de se maintenir dans les chaumières françaises et seront l'emblème du déclin d'Amstrad dans ce secteur. La suite sur le marché des PC allait d'ailleurs prendre la même tournure...

Les deux CPC+ à coeur ouvert :

le 464+



  le 6128+

Pourtant techniquement, le produit est un tour de force réalisé par Perry. La carte mère, dans une taille minime, est une version améliorée et mieux conçue que celle des CPC. La plupart des composants sont regroupés dans Anne, nom donné à l'Asic utilisé. Forcément, cela se voit par la taille de la carte mère.

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De plus, les CPC+ offrent la possibilité étonnante pour des 8 bits de choisir parmi 4096 couleurs ! Le nombre de couleurs utilisables simultanément a lui aussi été augmenté. Ainsi en mode 0 (160*200) on peut désormais afficher 32 couleurs au lieu de 16 précédemment. Autant vous dire tout de suite que très peu de logiciels utilisent ces capacités. Ce mode était par contre à la base réservé aux éditeurs et seul Amstrad pouvait donner les codes pour pouvoir accéder à ces améliorations. Même si le magazine Cent Pour Cent allait révéler plus tard comment contourner ce souci.


Notons également le partage d'écrans avec résolution différentes, ainsi que (enfin) la gestion hard des sprites (16 par 16 pixels de côté). Enfin, les scrollings horizontaux et verticaux étaient également gérés en hardware.
Côté construction, on retrouve le sérieux et la solidité Amstrad. Les prises Centronics ont fait leur apparition, la coque semble de meilleure qualité, le clavier reste un très bon clavier mécanique. Pas de doute, côté qualité de construction, on sent qu'on est devant un Amstrad...



Le port cartouche (231 Ko)

La technique :

  

Les extensions

Le lecteur de disquettes passe d'un chargement frontal à un chargement latéral - toute ressemblance avec l'Atari ST est pure coincidence Sur le côté gauche, on retrouve le port cartouche, ainsi que deux prises joysticks (enfin !), une prise pour le gun (Phaser) Amstrad, une sortie stéréo et même un port analogique. Plutôt sympa à l'époque, car cela permettait de connecter ce qui se faisait de mieux en joystick.

A l'arrière, le connecteur imprimante change par rapport aux anciens CPC. On passe à un port 25 broches femelles codé sur 8 bits (contre 7 précédemment). On peut donc y connecter n'importe quelle imprimante du marché. Ces ports et connecteurs restent toutefois codés strictement de la même façon que sur les anciens CPC. On note sur le 6128+ l'absence du port cassette. Impossible donc de récupérer des jeux sous ce format...

Le moniteur est complètement recarrossé. Il est équipé de deux hauts parleurs stéréo et abrite toujours l'alimentation, à la bonne vieille méthode Amstrad. On peut régler le volume de son et la luminosité.

L'arrières des CPC+

464+ (70 Ko)



6128+ (71 Ko)

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L'architecture des CPC+

En comparant le 6128 et 6128+ on peut noter quelques différences. D'abord la disparition de quelques éléments des CPC classiques. Ainsi le CRTC 6845 (contrôleur vidéo) et le PPI (gestionnaire des entrées/sorties) ont disparu. On ne trouve pas non plus de modules de ROM (présents uniquement sur cartouche).

Le Z80 est lui toujours présent... Le processeur sonore reste le même (après tout il équipe également l'Atari ST) mais en regardant en détail, on peut y voir une extension /P preuve de filtres supplémentaires. Le controleur de disque, le FDC 765 de Zilog, s'est transformé en 765A plus rapide et moins gourmand en énergie. Les modules de RAM sont des 41464, réputés plus rapides (120 nanosecondes contre 150 pour les CPC classiques).

Le Gate Array est toujours présent. On le voit avec son beau logo Amstrad. Son nom ? Asic.


Carte mère du 464+ (319 Ko)

La ROM

La cartouche contient désormais la ROM du CPC qui est strictement la même que celle des anciennes gammes. Quatres nouvelles commandes cependant : |JEUX, |GAME, |JUEGO, |SPIEL. Ces commandes servent simplement à lancer le jeu Burnin Rubber.

Amusez-vous à taper ce listing suivant :

10 CLS
20 INPUT "Lancer Burnin Rubber ? (O/N) ";A$
30 IF A$="O" then |GAME ELSE END

L'ASIC

C'est là que se trouve l'essentiel des possibilités des CPC+. Le Z80 est ainsi soulagé d'une grande partie du travail. L'Asic, déjà présente dans les premiers CPC, a été totalement redessinée...


Les Sprites :

16 au total. Et il s'agit bien de sprites hard, car dans la ROM de la bécane. Auparavant, les programmeurs étaient obligés de créer leurs propres routines de gestion de sprites. Deux inconvénients à cela : cela prenait de la place en mémoire vive et les déplacements nécessitaient de multiples opérations, toujours en mémoire vive, avec un gros travail de la part du processeurs central.


Maintenant, une simple manipulation (positionnement aux coordonnées graphiques) permet de les déplacer à l'écran. Et l'affichage se fera en tenant compte des cycles de balayage écran, éliminant ainsi tous clignotements intempestifs.
Ces sprites, de 16 pixels de côté dans la haute résolution (640*200) peuvent être agrandis par 2 en mode 1 (320*200) et par 4 en mode 0 (160*200). De plus, grâce à la possibilité d'afficher plusieurs modes graphiques simultanément, on peut balader des sprites d'une résolution équivalente au mode 0 sur une page haute définition en mode 2.

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La palette de couleurs :

4096 ! C'est l'équivalent de celle d'un Amiga... OK, on ne peut pas les afficher simultanément. Mais quand même. Une palette de 15 couleurs étant exclusivement réservée aux 16 sprites (la 16° étant transparente), on peut ainsi obtenir 32 couleurs à l'écran en 160*200.


Carte mère du 6128+ (377 Ko)

Les cartouches :

Celle livrée avec les CPC+ contient 128 Ko de données. Elle est découpée en 8 pages de 16 Ko. Burnin Rubber en utilise 4, soit 64 Ko. Le reste étant utilisé par le Firmware, le Basic et le système de gestion de disque. Il reste une page inoccupée.


Cette capacité montera jusqu'à 512 Ko.


La polémique

Dans le Joystick n°11 de novembre 1990, est publiée une photo d'un prétendu kit de développement pour CPC+. Certains prétendent que c'est Amstrad qui a conçu ce kit.

Bon, jusque là, rien de spécial. Mais le magazine prétend qu'en fait, le développement ne se faisait absolument pas sur les machines Amstrad. Un PC controllait le tout (le Z80 en particulier) et les graphismes étaient gérés à partir d'un ST.

J'ai contacté différentes personnes chez Amstrad et voici la réponse de Cliff Lawson à ce sujet :

Nous avons fourni des CPC+ à la plupart des principaux éditeurs mais ce qu'ils en ont fait en interne est un mystère pour moi.
Il y avait des systèmes de développement sur Z80 (que l'on a utilisé plus tard avec le PCW16) appelé PsyQ et je crois que ce système était conçu majoritairement pour les éditeurs de jeux sur Z80 donc je pense qu'il est plus probable qu'ils aient utilisé quelque chose comme ça.
De plus, je sais que le rendu 3D dans certains jeux étaient réalisé sur des machines plus puissantes (Amiga, Archimedes, PC) mais que le code du jeu était très certainement fait directement sur le CPC (écrire un émulateur aurait pris autant de temps que le jeu lui même)

Il est donc possible que la photo provienne d'un éditeur. Pourquoi pas Loriciel mentionné par l'article.

(c) Charles da Silva - 2003

Sources : Site Silicium.org
Cent Pour Cent n° 29
Joystick n°11



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The CPC+ series

 

+ what?

William Poel said that Amstrad never really understood the reason of its success. Analyzing the CPC+ series, I'm sure of that. How can a company which created such wonderful computers as the 464, 6128, PCW or PC1512 created such a crap ? Only marketing or commercial reasons can justify this.


The 464+ (62.6 Kb)

The + series is released in 1990. Let's analyze the market back then...
The Atari ST and Commodore Amiga are well established on the European market. Due to their graphics and sound capacities each one has found its customers. Amstrad is still present with it very old CPC series and the others are all gone. The personal computer market has evolved. The IBM PC compatibles have entered that market, thanks to Amstrad and its bomb, the PC 1512. Parents realize that the PC compatible is affordable and can be used by the whole family.
Amstrad is confronted to a dilemma. Can CPC buyers be simply forgotten ? Can the growing console market be forgotten ? Sugar thinks not and decides to strike again.


The project is given to Roland Perry. No doubt, Roland knows how to handle this. Still, surprising everyone, and on the demand of Amstrad (to remain fully compatible with the CPC series), the CPC+ will be centered on a Z80A. In the middle of the 16 bits processor era, Amstrad releases an 8 bits product which is obsolete even before its release.


The 6128+ (67 Kb)

[/en][en]

Worst than that ! In 1990, Amstrad is going to release a computer equipped with a tape recorder ! While Commodore and Atari are sharing the market with well thought and good products, while the PC is booming and being standardized, Amstrad, the king of the personal computer market releases two products completely obsolete and well beyond the competition. It's like Sugar was sure that he could sell product only with his name. The failure was complete!

The flop

Of course, the product was a failure. The price of the Amiga and ST had fallen and these products were much more interesting than the good old CPC+. The 16 bits models offered possibilities the Amstrad couldn't even dream of. And this time, no CP/M could help.


The CPC+ would be Amstrad last attempt to remain on every French house and would become Amstrad decline emblem.

 The two CPC+ opened:

 the 464+



the 6128+

Still, technically, the product was a tour de force from Perry. The motherboard, very small, was a enhanced version. Most components are inside Anne, the name give to the Asic. Therefore, the motherboard is really tiny.
Plus, the CPC+ have an extraordinary 4096 colors possibility for an 8 bits computer ! The number of simultaneous colors has also risen. In Mode 0 (160*200), there are now 32 colors instead of 16. But only a few software used this feature. It was reserved to software companies and only Amstrad could give the code to use this feature. Even if a French magazine would give the tip later...

One can also notice screen splitting with different resolutions and (at least) hardware sprites (16*16 pixels). Finally, horizontal and vertical scrolling were managed by the hardware.


The product was solid and serious, as always with Amstrad. Centronics connectors were used. The shell seems more solid than the older series and the keyboard is ok.



The cartridge slot (231 Kb)

The technique:

[/en][en]

 

The extensions

Floppy disk drive goes from frontal to lateral - like the Atari ST. On the left side, one can find the cartridge slot as well as (and finally) two joystick plugs, a phaser, a stereo and even an analogical plug. Rather cool for the time...

On the back the printer connector is now a female 25 pins coded on 8 bits (7 on the older series). Therefore, any printer of the market could be connected. They are still coded on the same manner of the older CPCs. The tape connector is also missing. Impossible to get tape recorded programs back...

The monitor is different. It's equipped with two stereo speakers. And the connectors are different. It's impossible to use a CPC monitor with a CPC+ keyboard.

The back of the CPC+

464+ - up (70 Kb)



6128+ - down (71 Kb)

The CPC+ architecture

Comparing the 6128 and the 6128+, one can note certain differences. Certain features of the older CPC series are missing. The CRTC 6845 (video controller) and the PPI (I/O) are gone. There are also no more ROM module (cartridge for the Basic).


he Z80 is still there... The sound processor is the same (after all, the Atari ST uses the same one) but now it has a /P extension, proof of added filters. The disc controller, Zilog's FDC 765 has become the 765A, faster and less demanding on energy. RAM modules are 41464, faster than the older ones (120 nanoseconds for 150 for the CPC series).
The Gate Array is still there, with its Amstrad logo on it. It's name ? Asic


464+ motherboard (319 Kb)

The ROM 

The cartridge contains the ROM of the CPC which is strictly the same one. 4 new commands only : |JEUX, |GAME, |JUEGO, |SPIEL. These commands are used to launch a cartridge game.

Try this :

10 CLS
20 INPUT "Launchr Burnin Rubber ? (Y/N) ";A$
30 IF A$="Y" then |GAME ELSE END

THE ASIC

This is where the most important features of the CPC+ are. The Z80 is therefore relieved from a great part of the work. The Asic, already used on the first CPC has been totally redesigned...


The Sprites :

16. Hardware sprites, since on the ROM of the machine. Before, the programmers were forced to created their own routines. Two drawbacks with this method: it took a huge amount of RAM and the scrolling needed numerous operations, slowing the main processor.


Now, a simple handling allows to move them on the screen. And the display will be done taking notice of the screen scanning, avoiding any blinking.


This sprites, 16 pixels high in 640*200 resolution could be enlarged by 2 in mode 1 (320*200) and by 4 in mode 0 (160*200). Plus, thanks to the possibility of displaying more than one graphic mode simultaneously, it was possible to move a mode 0 like sprite on a mode 2 page.

[/en][en]


The colors:

4096 ! Like an Amiga... OK, not simultaneously, but still... A 15 color table was exclusive for the 16 sprites (the 16th being transparent). Therefore it is possible to display 32 colors on the 160*200 mode.


6128+ motherboard (377 Kb)

The cartridges:

Those delivered with the CPC+ contained 128 Kb of data. Composed by 8 pages of 16 Kb each. Burnin rubber uses 4 (64 Kb). The rest is used by the firmware, the Basic and the disk management system. One free page is remaining.
This capacity will rise up to 512 Kb


The affair

In the magazine Joystick #11 (11/90), there's a picture of a so called development kit for the CPC+. Some say that Amstrad designed this kit.

Well, nothing really special about that. But in the magazine it's said that the software development was not done on Amstrad machines. A PC controlled everything (and particularly the Z80) and graphics were realised on a ST. I contacted people at Amstrad and here's the answer from Cliff Lawson:
Sorry but I haven't a clue. We provided CPC+ to most of the major software houses but what they then did with them internally is a mystery as far as I'm concerned. There was a Z80 development system (we later used for PcW16 development) that was called PsyQ and I understand that this system had been developed mainly for the Z80 software games houses so I think it's much more likely that they used something like that.


Having said that I know that the 3D rendering of characters in some games was done on more powerful machines (Amiga, Archimedes, PC) but the actual game code development was almost certainly done on the target (to write an emulator would almost certainly have taken as long as writing a game!)

So, it's possible that this picture was taken at some software house office. Maybe Loriciel as cited on the paper.

(c) Charles da Silva - 2003

Sources: Silicium.org
Cent Pour Cent #29
Joystick #11

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