La plume du Phenix : #8 Bidouilles grattouilles

Ah! mes coquins… Je vous vois venir. Il y a tromperie sur la marchandise dans l’épisode précédent. Je vous avez promis de vous parler de mes premiers jeux, et j’ai blablaté sans développer le sujet principal. Oui et alors ? Je fais ce que je veux mais filou. Et puisque c’est comme ça, je rompt unilatéralement mon engagement jusqu’à je sais pas quand. En tout cas, c’est pas prévu cette fois si, na!
J’aimerai plutôt vous parler cette fois de l’ami Laurent Fabius et de son plan IPT (Informatique Pour Tous). Nous sommes en 1985 et je jubile. Mon heure de gloire les copains !!! Le petit maigrichon à la coupe de cheveux réalisé par la mère (diplôme de coiffure maison) avec la mèche sur le front et les cheveux plaqué prend sa revanche… Je deviens aux yeux de mes camarades le premier de la classe. seulement 1 ou 2 heures par semaines, je me balade, je bombe le torse. Si j’ai réussi à faire vieillir prématurément Mr Martie, mon prof de math et me faire briller en remplissant la classe d’Anglais de Mme Poumara avec des grillons, là j’étais dans mon élément. A mon grand regret, l’éducation national avait choisi Thomsons pour remplir la salle d’informatique avec des MO5 et des TO7 mais qu’importe, j’étais le Bill Gate du collège.
J’étais pas vraiment le stalone du collège “les prés”, mais tout les jours dans ma musette je n’oubliai jamais d’y glisser le guide de l’utilisateur de l’Amstrad CPC 464. Le cartable était lourd comme un cheval mort, mais celui-ci ne quitté pas mon fardeau quotidien. Faut dire qu’il était vraiment chouette. Traduit par le regretté François Quentin, le manuel du CPC était devenu ma bible. Un pavé de presque 300 pages remplis d’information et d’humour. François avait réussi à traduire la documentation anglaise avec précision, en y ajoutant une french touch. J’y apposais des annotations, surligné quelques passages intéressent, j’avais bien plus de courage à le parcourir que de me taper le livre d’histoire géo.

BONUS TRACK :

Désolais si je m’étale comme le beurre sur du pain grillé… J’aimerai revenir à Hebdogiciel, l’Hebdoooo. Vestige d’une époque révolu ou Benny Hill cavalait derrière des filles en petite tenue aux heures de grandes écoutes, ou on pouvait picoler, fumer et s’insulter joyeusement à télé dans droit de réponse. C’était vraiment drôle de feuilleté ce canard chaque semaine et se délecter des illustrations de Carali. Découvrir les unes meurtrières qui n’épargnait pas les constructeurs de micro ou les éditeurs de jeux, comme Sugar affublé de ses oreilles de mickey. Un humour gras, glauque et satirique. Ils en ont mangé des procès, mais putain, que c’était rigolo. La fin brutal du journal voulu par son créateur Gérard Ceccaldi fût un crève coeur pour moi.

 

Si on a retrouvé par la suite un peu de légèreté dans les pages d’Amstrad 100%, la presse informatique est devenu plus tard morne et triste à mourir. Pire encore, des catalogues de pub et d’articles sponsorisés par les éditeurs de jeux… Nos bien pensant on dessiné la société d’aujourd’hui. Ils ont réussi à supprimer le “y’a bon” du banania, licencier notre regretté Groquik à cause de son poids et accusé tata yoyo d’être une adepte du Ku Kux Klan.

Un monde bien triste…

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1 Commentaire

  1. Geekorex

    J’avoue que les sacs au collège pèsent une tonne, mais ramener la bible du CPC c’est presque du pélerinage ! La perte de la presse informatique/vidéoludique est bien dommage, j’adorais aller chez le marchand de journaux pour récupérer mes magazines et découvrir les nouveautés. Tout avoir en ligne, c’est bien, mais on s’y perd.

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