La pension moi je suis passé à côté ! Mais pas l’ami Gerald. C’était pas le goulag mais presque. Ardes sur Couze, pas très loin du trou du cul du monde, et surtout complètement isolé et en plein campagne. Le père Guerin avait fini par mettre ses menaces à exécution, la punition ultime. Je continuais de voir mon pote gégé les WE, et je constatais que ses résultats scolaires n’avait pas franchement progressé. La preuve qu’on ne fait pas d’un âne un cheval de course :D. Malgré ses problèmes de santés, son paternel ne le ménageait pas. Et pour passer du bon temps à la pêche, il n’hésitait pas à interrompre nos séances de jeux et de discutions pour envoyer mon copain s’occuper du potager familial.
Il y avait une nette différence entre les moyens de ses “vieux” par rapport aux miens. Un beau jour, une magnifique chaîne hi-fi et son meuble a fait son apparition dans sa salle à manger. Et bien sur, s’était de la marque Amstrad avec une platine double K7, sans doute sur les conseils avisés de mon ami. Même si j’avais déjà piraté quelques k7 chez mon camarade Vincent, là c’était d’un niveau bien supérieur…
Ardes sur Couze…
Si l’opération prenait un peu de temps, On avait la certitude de repartir avec une copie presque conforme à l’original. Il était devenu mon fournisseur officiel de jeux pour mon CPC. Pendant de longue minute on regardé les K7 défiler, avec ses sons aigus et on discutait de tout et de rien. Un moment privilégié qui a forgé notre amitié. Amstrad vendait à la base du matériel Hi-fi, c’était donc logique de ce tourner vers ce constructeur pour l’acquisition de ce produit.
Outre ses concepts innovants, Amstrad France avait réussi à tissé un réseau de distributeurs important. Alors que les micro-ordinateurs de l’époque était vendu dans des boutiques spécialisés, les CPC étaient diffusé dans de simple magasins d’électroménagers, de TV et de Hi-fi. Si les marges étaient faibles, les quantités compensé le reste. En plus, la robustesse des machines réduisait les retours au SAV, un avantage supplémentaire pour les distributeurs.
Pour enfoncer le clou, Amstrad diffusé via sa filial Amsoft ses propres jeux pour le plus grand bonheur des acheteurs de CPC. Même si la plupart n’étaient pas d’un grand cru, ils ont contribué au succès de la marque.
En plus de cela, la filiale française avait décroché deux pages complètes dans le catalogue de VPC “La redoute”. Un de ses fameux catalogue chers à nos yeux pour ses superbes pages de lingeries féminines ;).
Amstrad France c’était aussi démarqué de sa maison mère au niveau de la communication. Si le crocodile n’avait au départ pas les faveurs de Sugar et que les anglais voyaient cet animal d’un mauvais œil, il est devenu la mascotte incontournable dans les publicités. L’équipe de Marion Vannier avait employé les grands moyens, à grand coup de pub dans les magazines et de clip sur les chaînes publiques. Le croco et son slogans iconique “le mordant informatique” avait même réussi à marqué les esprits avec une émission dédié à notre attachant reptile, “Microco Info” diffusé sur FR3 le samedi soir. La réussite de la succursale britannique revient à sa PDG et à son entourage avec plus d’un million de machine vendu, un tiers de la production d’Amstrad.
La copie de jeux était une affaire sérieuse. Les K7 C15 avait un prix, et il était plus intéressent d’acheter des supports audio de 60 voir 90mn pour un coût bien inférieur. Il fallait positionner la bande magnétique au bon endroit et noter les chiffres sur le compteur afin de retrouver facile le programme. On notait ensuite le nom du jeu et sa position sur la jaquette du support. Le lecteur du CPC était muni de ce fameux compteur, idéal pour placer la lecture sur le premier blocs à charger.
De quelques jeux originaux, on étaient passé à une profusion de programme mis à disposition. On découvrait ainsi de nouveaux jeux et orienté l’achat de nouvelle K7 original pour en faire profiter les copains.
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![Amstrad Gamme PC 1988 [Angleterre]](/wp-content/uploads/2018/10/pc_serie_88.png)
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