Les Atari ST et Commodore Amiga sont largement répandus sur le marché européen. Grâce à leurs capacités graphiques et sonores, chacun a trouvé son public… Les déclinaisons fleurissent (Amiga 500, 600, 1000 et 2000 pour Amiga ; 520, 1040, STf, STe, Mega ST… pour Atari). Amstrad reste présent avec sa très vieille série des CPC. Les autres ont tous (ou presque) disparu. Mais la micro familiale a changé. Les compatibles IBM PC ont fait leur entrée et ce en grande partie grâce à Amstrad. Le PC 1512 a été une véritable bombe et de nombreuses marques ont essayé d’imiter la marque de Brentwood. Les parents se rendent compte que le compatible PC est abordable et qu’il peut servir à toute la famille.
Amstrad se trouve devant un dilemme. Doit-on oublier purement et simplement les millions d’acheteurs du CPC ? Et surtout, doit-on négliger le marché de la console de jeu en plein essor avec la Master System puis la Megadrive et la NES puis la SNES ? Sugar prend le parti de s’essayer à ce marché et de continuer l’aventure de la micro-familiale.
Pire. En 1990, Amstrad va sortir un ordinateur équipé d’un lecteur de cassette ! En plein boom et standardisation du monde PC, alors que Commodore et Atari se partagent la micro familiale avec des produits aboutis, Amstrad, le roi de la micro la décennie précédente sort deux produits dépassés, décalés et complètement en deçà de la concurrence. A croire que Sugar était persuadé de pouvoir vendre des micros uniquement par le nom. L’échec fut cuisant !
Les CPC+ seront la dernière tentative d’Amstrad de se maintenir dans les chaumières françaises et seront l’emblème du déclin d’Amstrad dans ce secteur. La suite sur le marché des PC allait d’ailleurs prendre la même tournure…
De plus, les CPC+ offrent la possibilité étonnante pour des 8 bits de choisir parmi 4096 couleurs !
Notons également la gestion hard des sprites (16 par 16 pixels de côté). Enfin, les scrollings horizontaux et verticaux au pixel étaient également gérés en hardware.
Côté construction, on retrouve le sérieux et la solidité Amstrad. Les prises Centronics assurent une meilleur connexion avec les périphériques, la coque semble de meilleure qualité, le clavier reste un très bon clavier mécanique. Pas de doute, côté qualité de construction, on sent qu’on est devant un Amstrad…
Les CPC+ seront la dernière tentative d’Amstrad de se maintenir dans les chaumières françaises et seront l’emblème du déclin d’Amstrad dans ce secteur. La suite sur le marché des PC allait d’ailleurs prendre la même tournure…
A l’arrière, le connecteur imprimante change par rapport aux anciens CPC. On passe à un port 25 broches femelles codé sur 8 bits (contre 7 précédemment). On peut donc y connecter n’importe quelle imprimante du marché. Ces ports et connecteurs restent toutefois codés strictement de la même façon que sur les anciens CPC hormis le bit 7 qui pour une étrange et gênante raison se retrouve sur le registre 12 du CRTC. On note sur le 6128+ l’absence du port cassette. Impossible donc de récupérer des jeux sous ce format…
Le moniteur est complètement re-carrossé. Il est équipé de deux hauts parleurs stéréo et abrite toujours l’alimentation, à la bonne vieille méthode Amstrad. On peut régler le volume du son et la luminosité de l’image.
Le Z80 est lui toujours présent… Le processeur sonore reste le même (après tout il équipe également l’Atari ST) mais en regardant en détail, on peut y voir une extension /P preuve de filtres supplémentaires. Le contrôleur de disque, le FDC 765 de Zilog, s’est transformé en 765A plus rapide et moins gourmand en énergie. Les modules de RAM sont des 41464, réputés plus rapides (120 nanosecondes contre 150 pour les CPC classiques).
Le Gate Array est lui aussi émulé dans l’Asic.
La cartouche contient désormais la ROM du CPC qui n’est pas strictement la même que celle des anciennes gammes. Quatre nouvelles commandes cependant : |JEUX, |GAME, |JUEGO, |SPIEL. Ces commandes servent simplement à lancer le jeu Burnin Rubber et ont imposé un décalage de certaines adresses dans la ROM disque causant à l’occasion de possibles incompatibilités avec des programmes accédants directement à cette ROM.
Amusez-vous à taper ce listing suivant :
10 CLS
20 INPUT “Lancer Burnin Rubber ? (O/N) “;A$
30 IF A$=”O” then |GAME ELSE END
Maintenant, une simple manipulation (positionnement aux coordonnées graphiques) permet de les placer à l’écran. Et l’affichage se fera en tenant compte des cycles de balayage écran, éliminant ainsi tous clignotements intempestifs.
Ces sprites, de 16 pixels de côté dans la haute résolution (640*200) peuvent être agrandis par 2 et par 4 en X et en Y. De plus, la résolution des sprites étant indépendante de la résolution de l’écran, on pourra donc obtenir par exemple des sprites en résolution de mode 2 (en 15 couleurs) sur un écran lui en mode 0.
Cette capacité montera jusqu’à 512 Ko.
J’ai contacté différentes personnes chez Amstrad et voici la réponse de Cliff Lawson à ce sujet :
Nous avons fourni des CPC+ à la plupart des principaux éditeurs mais ce qu’ils en ont fait en interne est un mystère pour moi.
Il y avait des systèmes de développement sur Z80 (que l’on a utilisé plus tard avec le PCW16) appelé PsyQ et je crois que ce système était conçu majoritairement pour les éditeurs de jeux sur Z80 donc je pense qu’il est plus probable qu’ils aient utilisé quelque chose comme ça.
De plus, je sais que le rendu 3D dans certains jeux étaient réalisé sur des machines plus puissantes (Amiga, Archimedes, PC) mais que le code du jeu était très certainement fait directement sur le CPC.
Il est donc possible que la photo provienne d’un éditeur. Pourquoi pas Loriciel mentionné par l’article.
(c) Charles da Silva – 2003 revu et corrigé par BDCIron en Février 2019
Sources : Site Silicium.org
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