La plume du Phenix : #6 BIENVENUE chez Amsoft ©

L‘hiver 85 était long et triste, comme mon attente. Le beau bureau en planche à parquet restait vide et se couvrait de poussières. Au milieu de cette grisaille, un rayon de soleil.

Le téléphone qui restait muet comme une carpe depuis des semaines (mon papa était accro à la pèche 😉 fait retentir sa sonnette métallique.

Enfin une bonne nouvelle !! Le magasin avait reçu ma commande, il fallait juste venir prendre le matos. Ca ne pouvait pas attendre… Et hop on sautent dans l’auto direction Issoire pour récupérer l’ordinateur tant attendu.

On pousse une nouvelle fois la porte de Radio Télé Disque ; « glig glig glig ». Un rapide bonjour, un regard sur les cartons toujours entassé dans le coin, ma machine était dans la mêlée.

                   

Dans un élan de générosité, mes parents me proposent de prendre un joystick et j’ai le privilège de choisir deux jeux pour compléter le tout.

Mon ami vendeur ouvre un tiroirs en bois remplis de K7 Amsoft. D’un œil expert je scrute les jaquettes, lis les informations.

Pas simple de faire le bon choix…

Je prend un exemplaire de Harrier Attack et ma maman me conseil de choisir Oh Mummy qui semble prometteur (et se n’était pas le moment de la contrarier :D).

99Frs la K7 quand même !!

Voilà mes deux premier jeu sur Amstrad.

La carte bancaire n’existait pas encore, et les salaires n’étaient pas directement viré sur les comptes depuis très longtemps. Il n’y avait pas paypal et les chèques n’étaient pas dans les habitudes de la famille.

De son sac à main sort une grosse liasse de billets. Plein de Montesquieu et de Delacroix, on paie cash chez nous !

On dépose les 2 cartons dans la voiture qui, pour revenir à la maison ne va pas assez vite à mon goût.

A St Babel je suis désormais le roi du pétrole. une fois le chargement déposé dans ma chambre je suis aux anges.

Les cartons sont pas très beau, Amstrad n’a pas fait beaucoup d’effort niveau emballage. j’ouvre sur le plus gros.

J‘avais espéré jusqu’au bout une erreur, mais c’est bien un GT64 qui en ressort. Pour le plus petit, on y retrouve le magnifique manuel d’utilisateur, le clavier et la k7 de démo.

Les 2 cordons ombilicaux du CPC 464 reliés à son écran, l’unique prise électrique branché sur le secteur et c’est fini.

j’insère la face A de la cassette « Bienvenue Chez Amsoft » et là, je peux admirer la démo Amstrad, mais cette fois ce n’est pas devant la vitrine mais sur mon moniteur.

La face B était plus mystérieuse… (enfin pas vraiment, je l’avais déjà vu chez les copains ;)).

En premier un petit tuto pour apprendre à taper au clavier.

Viens ensuite le pendu. Le programme était protégé contre un double [ESC] mais en vrai hacker je trouve facilement la parade : un LOAD » pour le charger en mémoire et un LIST fait défiler les lignes de code.

On peu facilement enlever cette protection et je peu modifier le listing pour changer les mots à trouver dans le jeu !!

A mon passage en magasin, j’avais récupérer quelques k7 vierges C15 d’Amsoft, l’occasion d’enregistrer mon exploit.