Test ACPC : Han D’Islande

HAN, MON CHER

HAN

Brusquement, mon écran me projette au royaume de Norvège à la fin du 17ème siècle. J’y vois mes ancêtres, partis, quelques siècles plus tôt, conquérir la Normandie. Il reste dans ce paysage de nombreux vestiges de leur gloire d’antan. Leur regard froid vous fait sentir que la liberté n’a pas de prix, et qu’il serait mal venu d’y faire obstruction. On devine, à travers leur carrure, les brutes barbares, qui déferlèrent sur l’Europe. De ces brutes, il n’en reste qu’une, Han d’Islande.

 

C’est donc par une belle matinée, que je me retrouve dans la petite ville de Drontheim, semblable aux autres villes par sa cathédrale, son port, et son palais du gouverneur. J’apprends aussi l’existence de la forteresse. Et quelle forteresse, entourée de hautes tours, gardée par une compagnie d’arquebusiers et ne renfermant que deux prisonniers.

Il faut absolument que je rencontre ces deux monstres, si bien gardés. Comment pourrais-je me rendre à la forteresse ? D’une touche de curseur je vais au port, où un pêcheur me propose d’embarquer. La promenade en mer est de courte durée. Je me trouve maintenant face à un imposant portail, là un garde me demande mon laissez-passer.

 

Première difficulté à résoudre. De retour dans la ville, je cherche, en me baladant, comment obtenir ce maudit papier. Le palais du gouverneur, voilà la solution. D’une pression du doigt sur le pavé numérique, me voici dans le bureau du gouverneur. Que dire à ce personnage si important ? Tiens, il me connaît. Cela va diablement faciliter les choses. Muni du parchemin, je retourne à la forteresse, où un vieil homme me demande de récupérer une cassette dans laquelle se trouve des documents qui peuvent le sauver. Je reprends ma visite de la ville. A l’est, toujours à l’est. La cathédrale, puis le spladgest (la morgue, quoi). J’entre, il fait sombre mais je distingue un personnage bien étrange. Il se présente et me raconte l’histoire du cadavre qui gît à ses côtés.

 

“Seigneur, cet homme a été assassiné par Han d’Islande, je pourrais vous conduire auprès de ce dernier. Malheureusement, je manque d’argent “. Toujours d’un doigt, je lui jette une petite bourse bien remplie. Alors, il m’entraîne hors de la ville, sur la route de Skongen. Après plusieurs touches de curseur( heu, quelques heures de marche), un orage éclate. Malgré la peur de mon guide, je décide d’entrer dans une tour, qui semble habitée. A notre suite, deux personnages s’y introduisent. Quelques temps plus tard, l’hôte de ces lieux apparaît, tandis que mon guide affolé, me glisse à l’oreille : “c’est le bourreau”.

Une altercation se produit entre le bourreau et un prêtre. Nous en profitons pour filer à la suédoise, comme on dit chez nous. Acceptant de dormir à la belle étoile, je reprends la route. Nous dirigeant, tout en admirant les formidables scrollings, nous arrivons près d’une ruine. Mon guide est de plus en plus effrayé. Je grimpe les escaliers de la tour espérant voir les lumières de la forteresse, où j’ai laissé ma bien-aimée et son père. Tout à coup, un râle suivi d’un rire inhumain me tire de mes rêveries. Redescendant, toujours et encore d’un doigt, les marches de l’escalier, je m’aperçois de la disparition de mon guide. Il va falloir continuer seul, au milieu de ce paysage sauvage et hostile, ma quête de la cassette et de son voleur. Que de rencontres et de combats en perspective…

Résumer un roman de presque cinq cents pages, sur une disquette trois pouces, n’est pas chose facile. Surtout si on y inclut, comme Loriciels des graphismes fort réussis, des scrollings fluides, criants de vérité. Mission accomplie. Ce qui est, par contre, très gênant, c’est que le héros du livre s’en tire beaucoup mieux que celui du soft (destinée oblige).

Transposer un texte en images, peut déranger le lecteur, qui a déjà visualisé les paysages ou les personnages décrits par l’auteur. On se retrouve dans la situation du spectateur regardant un film, dont il aurait déjà lu le scénario. Mais la beauté et l’animation font complètement oublier cela, d’autant que l’intérêt est ici renforcé par la possibilité de modifier le déroulement de l’histoire. De plus, jouer le rôle du héros peut inciter à la lecture du livre.

Vous dirigez votre personnage grâce à un français qui, s’il est moins riche que celui du père Totor, n’en est pas moins varié.

Cette forme classique, que beaucoup de joueurs aiment, est rendue encore plus accessible, par la redéfinition du pavé numérique, mélangeant la richesse du texte à la rapidité d’exécution. Ce jeu reste avant tout un jeu d’aventure, avec ou sans Victor Hugo, réunissant pour notre bonheur, des graphismes de qualité et un scénario très fouillé. Il est fourni avec une cassette audio de Han d’Islande en feuilleton, tel qu’il a été diffusé sur France Culture. Les plus fans de l’histoire peuvent toujours se reporter au livre réédité dans la collection Folio.

Graphisme :                                    3/4
Son :                                    3/4
Animation :                                    3/4
difficulté :                                    3/4
Richesse :                                    4/4
Scénario :                                    4/4
Ergonomie :                                    4/4
Notice :                                     -/- 
Longévité :                                    3/4
Rhaa/lovely :                                    4/4

Note :                                16/20


80%

HAN D’ISLANDE édité par LORICIELS.
Disk : 239 F
Docs.Google des testes de jeux sortie dans le magazine Amstrad Cent Pour Cent realise par Orko Ready
Liste des tests de jeux d’amstrad 100%

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