3615 My Life n°08

3615 MY LIFE N°08

Pirate

Été 1992. Je me remets d’une rougeole que j’ai donc contracté à l’âge de 17 ans et donc particulièrement carabinée, dont même le petit personnage jaune Bactron tiré du jeu éponyme, n’aurait sût venir à bout. Alité pendant près de trois semaines, l’émission diffusée sur FR3 ” Génies en Herbe “, suivie ( ou précédée ? ?? ) du format court de ” Micro Kids ” me procure un certain réconfort face à l’ennui infiniment plus fort qu’il ne l’est lorsque je ne suis pas malade.

Malheureusement, les déboires de votre serviteur ne s’arrêtent pas là ( rameutez les pleureuses siciliennes, si, si, je vous assure, la profession existait ! ). En effet, avant d’être terrassé par ce virus, j’étais venu à bout de la plupart des nouveautés récemment réceptionnées par mon lecteur 3″ Pour couronner le tout, Florent est parti trois semaines en vacances respirer l’air frais des pinèdes. Bon…, soit,… il va pourtant falloir les combler ces journées, et pourquoi pas en m’essayant à Pirates, un des
premiers open-worlds réellement aboutis tous micros confondus. Si acquis via la voie légale, le joueur bénéficiait à l’appui de ses aventures d’une fort jolie carte des Caraïbes dont ni moi ni Florent ne virent la couleur bien entendu. Cette carence en matériel l’avait incité à en générer une lui-même, mise en forme au fil de ses pérégrinations et autres brigandages et croyez moi, le résultat était assez impressionnant, certes maladroitement coloriée aux crayons de couleurs, elle avait le mérite d’être précise et annotée. Quel plaisir avait il dû ressentir à la vue d’un univers qui s’agrandissait à chaque
nouveau coup de mine ! C’est par voie numérique et sous OCP que Mr. F. ( nous utiliserons cette abréviation désormais vue la récurrence de l’utilisation du nom ‘Florent’ ) avait par ailleurs couché sur pixels une représentation de la façade Nord du château de Moulinsart. Le souci du détail et donc du temps qui y fût consacré, allié à la fonction de zoom du soft m’ avaient totalement sidéré.

Interpréter, puis sauvegarder le réel sur quelques kilo octets c’est bluffant, tout simplement, mais revenons à Pirates …

Le premier combat à l’épée est savoureux et stressant à la fois, car il va en partie déterminer ma future notoriété. Ce qui va suivre, que vous fûtes Cpciste, Stiste ou Amigaiste, vous l’avez tous fait et n’allez pas prétendre le contraire bande d’adulescents pixeleux.

Vaincu et les deux genoux à terre, je n’en continue pas moins de lacérer de ma lame mon adversaire. Telle attitude n’est pas très chevaleresque j’en conviens, mais les siècles ont passé et la carrière de pirate exige de semer la terreur par delà les océans si l’on veut inspirer crainte et respect !

Après avoir recruté mon équipage, je me lance à la conquête des mers chaudes mais cet open-world est beaucoup trop open pour le zigoto que je suis: attaques de places fortes trop bien défendues et que ma troupe de boucaniers alcoolisés et en sous-effectif ne sera pas en mesure d’inquiéter, navigation à la godille qui me fait faire des détours inutiles et entame le stock de vivres et par la même la fidélité de mon équipage, sans compter mon refus de diviser le butin entraîneront une mutinerie dont le résultat signera la fin de mon aventure sous le sunlight des Tropiques…

Mr. F. quant à lui, avait bien mieux géré sa petite entreprise et si vous me permettez l’expression,

infiniment mieux mené sa barque, et ce à tel point qu’il avait mené à bien une sous- quête (retrouver sa sœur ) et était parvenu, à l’issue de son entreprise, à devenir baron. Sur le coup, je dois reconnaître que j’en fût un peu jaloux, mais à bien y réfléchir, c’était une juste récompense pour avoir aussi finement géré ses petites affaires.

Roberto Carangelo

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